Les cosmétiques pour peaux noires et métissées seraient plus dangereux

Une étude américaine montre que les produits cosmétiques destinés aux femmes à la peau noire ou métisse contiennent plus de substances dangereuses pour la santé. Ils contiendraient notamment une quantité plus importante de perturbateurs endocriniens. Ces résultats sont particulièrement préoccupants pour les femmes enceintes.

Les cosmétiques destinés aux femmes noires ou métisses seraient plus dangereux pour la santé que les autres produits de beauté. C’est ce qui ressort d’une étude menée par des chercheurs de l’université George Washington aux États-Unis et dont les résultats ont été publiés ce mardi dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology.

Un danger accru pour les femmes enceintes

En cause, les substances toxiques et les perturbateurs endocriniens qu’ils contiennent en plus grandes quantités et qui sont susceptibles d’entraîner des problèmes de santé particulièrement préoccupants chez les femmes enceintes. Les produits lissant les cheveux ou éclaircissant la peau sont notamment pointés du doigt.

Dans les produits lissants, les spécialistes ont ainsi relevé une forte concentration de parabènes et d’œstrogènes, connus pour leurs effets perturbateurs sur le système hormonal. Une forte exposition à ces substances peut être à l’origine de tumeurs à l’utérus ou provoquer une puberté précoce.

Attention aux produits éclaircissant la peau

Quant aux cosmétiques promettant d’éclaircir la peau de leurs utilisatrices, ils auraient tendance à contenir des taux élevés de mercure, un neurotoxique mauvais pour les reins, mais aussi des dermocorticoïdes, un médicament habituellement utilisé pour traiter l’eczéma.

Les scientifiques estiment que les femmes de couleur sont confrontées à une double peine. La potentielle toxicité des cosmétiques vient s’ajouter « aux risques liés à leur environnement souvent déjà pollué », explique Bhavna Shamasunder, une des responsables de l’étude. « Les femmes issues des minorités voient leur risque global augmenter, car elles vivent pour la plupart dans des zones où la qualité de l’air, de l’eau et de la terre est détériorée par des produits chimiques ».

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