Impressions série BAAY GUINAAR épisodes 1, 2 et 3

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Cette série de sketchs pourrait s’intituler « le grand retour de Père bou khar ». En effet, depuis son départ tumultueux de la Tfm, l’artiste avait accumulé comme une envie de revenir en force.

Le « produit » BAAY GUINAAR peut être considéré comme une réponse à cette structure, il leur dit tout simplement que le meilleur reste à venir. Père bou khar n’est pas encore fini. Loin de là.

C’est pourquoi, dans cette série comique, dans laquelle Père bou khar côtoie d’autres artistes talentueux comme Gueye Téranga, Diop Fall…, l’acteur principal se donne corps et âme et marque de son empreinte très spéciale toutes les scènes dans lesquelles il apparaît.

L’histoire de BAAY GUINAAR est celle d’un paysan obligé de quitter son terroir du fait de la mauvaise pluviométrie pour essayer de faire fortune en ville : le fameux thème de l’exode rural sera donc traité à priori traité de long en large au cours des différents épisodes de cette série.

Père bou khar va donc subir les affres d’un nouveau venu en ville. Dakar et ses coins et recoins, les combines des citadins qui n’ont pas les mêmes mentalités que les gens de la campagne. Ici, en ville, c’est chacun pour soi, aucune solidarité, chacun défend ses propres intérêts. Tout passe si vite que nul n’a le temps de prendre soin du voisin comme au village.

Dépaysé, se croyant toujours au village avec des habitants qui ont conservé les valeurs ancestrales, Père bou khar débarque donc dans la capitale avec beaucoup d’envie dans la tête : envie de réussir pour soutenir la famille restée au village, envie de vivre la même vie qu’au village, envie de toujours rendre service (la fameuse solidarité du village)… Père bou khar ne sera-t-il pas déçu ? Va-t-il réussir à faire face aux tentations et autres pièges de la ville ? La suite nous apportera certainement des éléments de réponse.

Il aura des désillusions et des déceptions, c’est sûr car depuis son arrivée et jusqu’au troisième jour, il peine à trouver la maison de son tuteur. Il erre dans les rues de Dakar et se fait manipuler par les citadins qui ont d’autres chats à fouetter que de s’occuper d’un campagnard à la recherche de son oncle.
Que voulez-vous ? Dakar est cruelle, père risque de l’apprendre à ses dépens.

Qu’en pensez-vous ?

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