Maurice Bandaman rassure: Chaque commune aura sa salle de cinéma

Le ministre de la Culture et de la Francophonie a annoncé des chantiers en cours pour dynamiser le secteur du 7e art.

A la sortie de la première du film Frontières de la réalisatrice Apolline Traoré, le 29 septembre dernier, au Palais des cultures de Treichville, le ministre de la Culture et de la Francophonie s’est félicité de l’émergence des productions africaines. « L’avenir de l’industrie cinématographique est prometteur puisque nous avons des réalisateurs de qualité. Le film d’Apolline Traoré vient de le démontrer, les réalisateurs ivoiriens se battent bien. Ce qui nous donne d’espérer en des lendemains meilleurs.

Les productions sont là, il faut créer des espaces de diffusion. Nous entendons, dans le cadre de notre politique de promotion du cinéma, doter chaque commune d’Abidjan et des villes de l’intérieur de salles de cinéma. Cela grâce à un plan de soutien à la réhabilitation des salles de cinéma que nous allons mettre en œuvre ».

En faisant cette promesse, le ministre Maurice Bandaman est conforté dans sa volonté de valoriser les œuvres africaines produites par les Africains et en Afrique. Surtout qu’elles font preuve de variétés, en termes de contenus et de qualité des images et sur le plan technique. Ainsi, la réhabilitation des salles de cinéma permettra, selon le ministre Bandaman, au 7e art ivoirien de retrouver son public et aux producteurs de rentabiliser leurs productions.

Il en veut pour preuve le film Frontières de la réalisatrice Apolline Traoré, une œuvre de belle facture. Ce, en termes de qualité d’images mais aussi et surtout de message politique et social qu’il véhicule, notamment le combat des femmes pour leur indépendance économique, la lutte contre les frontières artificielles dans un espace de Cedeao qui est censé bannir les frontières et réduire des taxes à toutes les frontières.

Frontières appelle à bannir les frontières…

Le film de la Burkinabè traduit l’engagement de la femme dans un combat pour son intégration et la défense de ses droits. Combat contre les tracasseries, la corruption, les viols, les vols, les agressions, le harcèlement sexuel et l’insécurité auxquels des femmes, notamment les commerçantes sont confrontées dans leurs activités d’une frontière à une autre ou d’un pays à un autre. Apolline Traoré ne porte pas de gants pour interpeller les autorités de la sous-région sur les questions, par exemple, de libre circulation des biens et des hommes dans l’espace géographique de la Cedeao, un des fondements de l’intégration des peuples.

Les actrices choisies (Amélie MBaye du Sénégal, Naki Sy Savané de Côte d’Ivoire, Adizétou Sidi du Burkina Faso et Wana Udobang du Nigeria) constituent un véritable plateau d’intégration. Cela est appuyé par les pays traversés pour tourner ce film : Sénégal, Burkina Faso, Mali, Bénin, Nigeria et Côte d’Ivoire. Il n’y a pas meilleur tableau à saisir pour le Pdg de Nikadys Productions, Djira Youssouf, pour lancer son projet ‘’Cinéma 4 en 1’’. Un concept qui invite les Ivoiriens à un retour dans les salles de cinéma, tout en déroulant des activités de restauration, de tourisme (avec une balade sur le plan d’eau lagunaire) et de danse.

« J’ai vraiment apprécié le travail des partenaires dont Nikadys Productions de s’inscrire dans cette dynamique de promotion du cinéma dans notre pays. C’est un signe d’encouragement qui me conforte dans la politique de revalorisation du secteur cinématographique cinéma que nous menons. Je suis heureux que nous ayons ouvert cette salle du Palais de la Culture. Mais elle n’est pas en compétition avec les espaces commerciaux », précise Maurice Bandaman.

 

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