Véronique Brigaud veut rouvrir la salle de Cinéma « Vox » de Saint-Louis. Youssou Ndour rachète les murs. Infos

Le rêve de Véronique Brigaud, c’est de rouvrir le « Vox », la mythique salle de Saint-Louis. Youssou N’Dour a déjà racheté les murs. C’est un début. La secrétaire générale de l’UFE Sénégal (Union des Français de l’étranger), a monté tout un festival autour du cinéma, de la mode et du fleuve pour réaliser son projet. Chaque année en février, Saint-Louis se transforme ainsi en capitale du 7ème art.

Il n’y a plus aucun cinéma au Sénégal, ni à Dakar ni ailleurs. Trop cher. La télévision a eu raison des dernières salles. C’est pour tenter de réhabiliter une de ces salles, le « Vox » à Saint-Louis, que Véronique Brigaud a créé le festival « Voyage sur le fleuve Sénégal  » chaque année en février. L’événement est gratuit. Il est parrainé par Youssou N’Dour.

Le chanteur a créé une fondation et racheté en 2002 la grande salle désaffectée. La renaissance se prépare : « C’est tout un réseau qui se met en place dans plusieurs pays d’Afrique, s’enthousiasme la Française. Chaque salle servira à la projection mais aussi d’atelier de montage pour les gens du cinéma, avec un petit studio. Une université américaine s’intéresse aussi au projet. »

De Vichy à Saint-Louis du Sénégal

Véronique Brigaud est née à Vichy. Elle vit depuis 30 ans au Sénégal. Sa famille, métisse, y est présente depuis le XIXe siècle. Elle a d’abord travaillé pour le bureau Veritas au contrôle des importations en contrat avec le gouvernement sénégalais. Quelques années plus tard, elle bifurque vers le tourisme puis l’événementiel avec le festival: « Quand on reçoit les artistes à Saint-Louis, ils prennent beaucoup de photos et de vidéos qu’ils publient une fois rentrés dans leur pays. On parle du Sénégal dans des milieux assez fermés où tout le monde se connaît. Ça finit par faire tâche d’huile. »

Véronique Brigaud au Sénégal \" Chaque salle servira à la projection mais aussi d\'atelier de montage pour les gens du cinéma \"

Islam tolérant

Véronique Brigaud est aussi secrétaire générale de l’UFE Sénégal. Ici, ce qui marche, ce sont les « afterworks », des rencontres informelles une fois par mois autour d’un verre après le travail. Une petite centaine de personnes viennent à chaque fois: « c’est un vecteur très important pour récupérer des adhésions, constate-t-elle. Les gens se sentent en confiance. Le but, c’est qu’ils y trouvent leur compte. On vient de toute la ville. Dakar s’est tellement étendue ! Sans l’UFE, les gens ne se verraient plus. »

Résultat: l’association compte aujourd’hui 450 membres, une performance dans un pays sans la barrière de la langue. Et surtout, la moyenne d’âge a rajeuni: elle est passée de 70-80 ans à… 50 aujourd’hui ! Les sorties familles : initiation au golf, pique-nique et séjour sur la Petite Côte, à M’bour ou à La Somone, y sont pour beaucoup.

 

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