C’est le samedi 14 janvier que, la 31e édition de la Coupe d’Afrique des Nations a été officiellement lancée au Gabon. Pour donner tout son éclat à la cérémonie d’ouverture, le rappeur Booba était présent au stade de l’Amitié de Libreville. Mais sa performance, lors de son mini concert, n’a pas vraiment eu d’écho dans un stade à moitié vide, alors que le Gabon est secoué par une grave crise au sommet de l’Etat.

Le t-shirt porté par la star laissait voir les drapeaux de toutes les nations représentées au Gabon et avec la mention « I ran like a slave to walk like a king » (« j’ai couru comme un esclave pour marquer comme un roi »), en référence à l’un de ses morceaux de 2010, Comme une étoile.

Malgré la clémence de la météo et un thermomètre à 27 degrés, le public ne s’est pas déplacé en masse, bien au contraire. Les tribunes étaient bien peu garnies. L’enceinte de 40 000 places n’a pas été remplie à moitié. La situation politique du pays et les appels au boycott de l’opposition au pouvoir expliquent en grande partie ce peu d’entrain. Depuis août et la réélection contestée d’Ali Bongo face à son rival Jean Ping, le Gabon traverse des moments difficiles.

Mais son show de trois chansons n’a pas été du goût de tout le monde. S’il a beaucoup d’admirateurs, le « Duc de Boulogne » n’a pas convaincu des fans de football africain qui étaient en train de patienter avant la toute première rencontre entre le Gabon et la Guinée-Bissau. Le manque de folie autour de Booba, sur scène comme en tribunes, a été trop visible à l’écran.

Seul sur scène et rejoint sur la fin par Akon, Booba a bien harangué le public qui lui a répondu, mais le spectacle laisse au final un goût d’inachevé. Le président gabonais Ali Bongo, son homologue de Guinée-Bissau José Mario Vaz, et Issa Hayatou, président de la Confédération africaine de football, ont ensuite pu déclarer la cérémonie ouverte.