L’Afrique au cœur de la fête du Cinéma

L’Afrique au cœur de la fête du Cinéma

La fête du Cinéma au Liban a été fondée et organisée par Houda Henniche et Laura Zein, en 2017, dans le cadre de leur projet de fin d’études de master à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Les deux jeunes filles ne pouvant s’arrêter là, elles ont décidé de poursuivre leur passion pour le 7e art et faire de « la fête du Cinéma » au Liban un événement annuel en plein air, ainsi qu’une célébration du cinéma local et international qui inclut toujours des voix libanaises. L’objectif et la raison d’être de cet événement sont donc d’inciter le public libanais à découvrir de nouveaux angles de la culture cinématographique dans une atmosphère détendue et amicale.

Que comprend cette fête ?

Au cœur de ce rendez-vous, une table ronde sur le cinéma africain réunira des figures du cinéma libanais : Zeina Sfeir, réalisatrice et directrice artistique de Beirut Cinema Days, Carmen Labaki, réalisatrice et productrice, et Élias Doummar, critique de cinéma. Le débat sera modéré par Théo Bessard, coordinateur de programmes cinématographiques.

Cette table ronde sera suivie d’une projection du film zambien I Am Not a Witch de la jeune réalisatrice zambienne Rungano Nyoni. (Anglais et nyanja. Sous-titres français).

Pourquoi le cinéma africain ?

Le cinéma africain a été choisi comme thème cette année, car c’est un excellent exemple d’expression de l’identité culturelle.

Il est l’exploration d’un genre unique et un moyen de surmonter les influences étrangères.

En outre, le cinéma africain possède une grande originalité artistique spécifique au film, qui apporte un nouveau souffle au cinéma mondial.

C.K.

« I Am Not a Witch »

Premier long-métrage de Rungano Nyoni I Am Not a Witch révèle le talent d’une cinéaste zambienne jusqu’alors inconnue, résidant au Portugal après avoir passé une bonne partie de sa jeunesse au pays de Galles. Auteure d’une série de courts-métrages qui lui ont valu de nombreux prix, passée par la Cinéfondation, la jeune réalisatrice et comédienne de 35 ans dit avoir appris le cinéma en autodidacte.

Son film I Am Not a Witch, retenu par la dernière Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, a été choisi par la fête du Cinéma au Liban pour son humour cruel et son originalité. Il remet également un pays sur la carte cinématographique mondiale. Ce film raconte de manière à la fois comique et tragique, et avec une beauté captivante, l’histoire d’une jeune fille de Zambie accusée de sorcellerie.

lorientlejour.com

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