Le professeur Pius Adesanmi, de l’Université Carleton, est mort dans l’écrasement du vol d’Ethiopian Airlines.

Le professeur Pius Adesanmi, de l’Université Carleton, est mort dans l’écrasement du vol d’Ethiopian Airlines.

Le professeur Pius Adesanmi, de l’Université Carleton, est mort dans l’écrasement du vol d’Ethiopian Airlines.

Un professeur de l’Université Carleton, Pius Adesanmi, fait partie des 157 personnes mortes dans l’écrasement du vol 302 d’Ethiopian Airlines près d’Addis-Abeba en Éthiopie.

C’est une tragédie épouvantable, a affirmé le président et vice-chancelier de l’Université Carleton, Benoit-Antoine Bacon. Il a souligné les contributions de M. Adesanmi au domaine des études africaines et postcoloniales.

C’était un penseur important, mais aussi quelqu’un qui faisait des choses sur le terrain, qui ne se contentait pas d’écrits théoriques, mais essayait vraiment de changer le monde, de faire des choses pour que les conditions s’améliorent en Afrique et sur la planète, a-t-il ajouté en entrevue à Radio-Canada.

C’est quelqu’un qui était plus que respecté. Il était vraiment un modèle pour tout le monde dans la communauté.

Benoit-Antoine Bacon, président et vice-chancelier de l’Université Carleton
M. Adesanmi était titulaire d’une maîtrise ès arts en français de l’Université d’Ibadan, au Nigeria, et d’un doctorat en études françaises de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Il était le directeur de l’Institut des études africaines de l’Université Carleton. Il a remporté plusieurs prix au cours de sa carrière, notamment le Penguin Prize, en 2010, pour ses écrits sur l’Afrique.

La doyenne de la Faculté des arts et des sciences sociales de l’Université Carleton, Pauline Rankin, a parlé de contributions qui « ne pouvaient se mesurer ».

Il a travaillé sans relâche pour établir l’Institut des études africaines, pour partager sa passion sans limites pour la littérature africaine et pour appuyer les étudiants, a-t-elle déclaré par voie de communiqué. Il était un érudit et un professeur de grande classe qui laissera une marque profonde à Carleton.

Des centaines de personnes ont rendu hommage à M. Adesanmi en laissant un commentaire sous sa dernière publication Facebook (Nouvelle fenêtre), qui compte maintenant plus de 3800 réponses. L’Université Carleton a l’intention d’honorer la mémoire de M. Adesanmi au cours des prochains jours.

Un choc pour la communauté éthiopienne
Dix-huit Canadiens sont morts dans l’écrasement du vol ET 302. L’appareil Boeing 737 s’est écrasé quelques minutes après son décollage de l’aéroport international Bole d’Addis-Abeba, alors qu’il était en direction de Nairobi au Kenya.

Dans la communauté éthiopienne d’Ottawa, les gens sont ébranlés. C’est un immense choc, pour toute la communauté, affirme Wondossen Tsegaw, propriétaire du restaurant éthiopien Hareg Cafe & Variety, situé rue Bank. Il habite le Canada depuis une dizaine d’années.

Ma famille est à Addis-Abeba. Je parlais à ma soeur et à mon frère, et c’est un gros choc en Éthiopie.

Wondossen Tsegaw, propriétaire du restaurant éthiopien Hareg Cafe &Variety
Quand j’ai vu la nouvelle, c’était très difficile, a lancé Tedros Habtemariam, qui habite aussi Ottawa. Je ne peux dire à quel point c’est triste. Je n’ai jamais entendu parler d’un incident si grave en Éthiopie.

Sur Facebook, l’association communautaire éthiopienne d’Ottawa (Ethiopian Community Association in Ottawa) a également affirmé être profondément attristée par l’écrasement.

Avec les informations de La Presse canadienne

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