Vskit fait vibrer les jeunes africains

Vskit fait vibrer les jeunes africains

BEIJING, 29 juillet (Xinhua) — Un peu plus d’un an après sa naissance en Afrique, Vskit a le vent en poupe parmi les jeunes africains. Cette application « Made in China » de création de courtes vidéos a désormais plus de douze millions d’abonnés dans une vingtaine de pays, et au Nigeria, le plus grand pays du continent, elle s’est classée à la première place dans le classement des téléchargements d’applications de divertissement sur App Store.

Conçue par une filiale de Transsion Holdings, fabricant chinois de smartphones numéro un en Afrique, Vskit a vu le jour en mars 2018. Bien qu’elle soit de « fabrication » chinoise, elle est enracinée dans la culture africaine, la plupart des contenus publiés étant créés par des utilisateurs africains.

Qu’est-ce que c’est que Vskit au bout du compte? Vskit, c’est le « V » de vidéo et de victoire, et « Skit » qui vient de l’anglais et peut se traduire par courte séquence de clip réalisée par des amateurs. On y trouve des clips de 15 secondes tournés dans le quotidien qui sont principalement consacrés à l’humour, la parodie et la satire, sur fond de divers morceaux de musique au choix sur la plate-forme.

Comme beaucoup de jeunes kenyans nés dans les années 90, Claire navigue sur Internet avec son smartphone tous les soirs avant d’aller se coucher. En plus d’être sur Facebook et Twitter, elle passera quelque temps à regarder des vidéos sur Vskit. La jeune fille a confié à Xinhua qu’elle avait pris la décision de limiter son temps d’utilisation à dix minutes, mais en réalité, elle y passait des heures sans en avoir conscience. « Quand j’ai levé les yeux de mon écran, il était deux heures du matin », dit-elle.

« Vskit est ‘toxique’. Je ne peux plus m’arrêter, je consomme davantage de données mobiles sur Vskit que sur YouTube », poursuit la jeune fille.

Pour Lin Minqi, responsable des affaires à l’étranger de Vskit, les Africains ont un talent musical inné. « Ils aiment s’exprimer devant la caméra par le chant et la danse, ce qui constitue un fondement culturel idéal pour la création de courtes vidéos en Afrique », explique-t-il.

A l’en croire, l’entreprise attache une grande importance à la « localisation de contenu » et a mis en place une équipe créative composée d’employés du cru pour localiser spécifiquement le contenu des courtes vidéos.

« Notre équipe discute des moyens intéressants pour jouer avec les courtes vidéos, avant de les réinterpréter dans la langue et les perspectives locales, pour finalement produire des clips intéressants et spécifiques au goût local. »

Ces dernières années, la coopération sino-africaine a été à l’avant-garde mondiale dans les domaines de l’économie, du commerce et des infrastructures. Or, il y a des volets à enrichir dans le domaine de la compréhension mutuelle, surtout au niveau des échanges culturels parmi les jeunes.

Selon des experts africains en relations sino-africaines, il est prépondérant de diversifier les moyens d’échanges culturels entre les différents pays du monde, avec la création de plate-formes telles que Vskit, pour non seulement aider les Chinois à mieux comprendre les traditions et les coutumes africaines, mais également donner l’occasion à la culture africaine de rayonner aux quatre coins du monde .

french.xinhuanet.com

 

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