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La véritable histoire d’« Oloturé », le film choc de Netflix sur la prostitution nigériane

Prostitutes stand walk on the street in Benin City, capital of Edo State, southern Nigeria, on March 29, 2017. - In Benin City, Nigeria's capital of illegal migration, no one says the word "prostitution". The word on the street for the young girls who leave for Italy or France is "hustling". About 37,500 Nigerians arrived in Italy by boat in 2016, more than from any other African country, and most of them were from the southern city, the capital of Edo state. (Photo by PIUS UTOMI EKPEI / AFP)

A l’écran, Oloturé, héroïne du film éponyme de Netflix, est une téméraire journaliste qui infiltre un réseau de prostitution et de traite d’êtres humains. Dans la vraie vie, Tobore, dont l’histoire a inspiré cette production nigériane à succès, n’est plus que « l’ombre » d’elle-même. Avec sa robe Vichy qui tombe en dessous du genou, difficile d’imaginer cette journaliste nigériane arpenter les trottoirs pauvres de Lagos, la capitale économique du Nigeria, en tenue courte et escarpins.Lire aussi  Jusqu’à sept ans de prison pour 24 membres d’un réseau de prostitution de femmes nigérianes

C’est en 2013 que Tobore Ovuorie se fait passer pour une travailleuse du sexe, après le décès d’une amie, partie se prostituer en Europe sous la coupe d’un réseau mafieux. « J’ai voulu lui rendre justice, et raconter l’histoire derrière ces femmes exploitées » en Occident, raconte à l’AFP la reporter aujourd’hui âgée de 39 ans. Son objectif : « gagner la confiance des prostituées » pour qu’elles lui présentent une « Madame », l’une de ces trafiquantes proxénètes qui envoient des dizaines de filles travailler pour elles en Europe. Après huit mois d’enquête sous couverture, Tobore Ovuorie revient avec un récit effarant sur les actes de maltraitance commis à l’encontre des jeunes filles, mais aussi d’orgies organisées par des politiciens locaux et des trafics d’organes pour des crimes rituels.